SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
ACCUEIL OPINIONS CONTACTS LIENS

> L'ASSOCIATION

> THEMES

> CAMPAGNES

> ARCHIVES

> CHRONIQUES

> Chroniques de la campagne

LE BALLET DES MESANGES

LE BALLET DES MESANGES

et leurs compagnons du ciel

Après les grosses chaleurs d’octobre et de Toussaint, les premiers frimas firent leur apparition à la mi-novembre. Des barres de brouillard, grises et immobiles, s’emparèrent de la campagne. Le vent commença à taillader la peau et à miauler dans les cheminées. Tout resserrées de froid, les hauts sapins secouèrent leurs branches mouillées. L’hiver montrait les dents, brutal. Et la neige s’imposa, à plusieurs reprises, jusqu’à janvier. Amassée en bancs, elle gela sous les -10° à -20° qu’affichaient les thermomètres extérieurs.

Les animaux et moi avions le cul collé au poêle à bois ! Chaleur insuffisante pour les trois pièces. Glace sur les vitres de la cuisine au réveil. Je multipliais les couvertures, données par les amis, dans les abris pour chats extérieurs. On entendait les jappements des renards au fond de la vallée et le son perçant des milans en quête de petits rongeurs.

Les mésanges qui vivent à proximité de ma maison me lançaient des cris désespérés. Elles sont habituées à ce que je les abreuve, et les nourrisse huit mois sur douze. Elles me volaient au-dessus de la tête dès que je mettais le nez dehors, en effleurant mes cheveux. Pas le moment d’oublier les boules de graisse que j’achète pour elles et dont profitent aussi d’autres passereaux comme les pinsons bleu et vert, les rouges-gorges à la poitrine rouge, et les roitelets qui dressent fièrement leurs huppes orange ou jaunes.

Mais plus que tout, et c’est la découverte de cet hiver 2010-2011, les mésanges aiment les morceaux de graisse de rognons de veau (uniquement !) que m’apporte le boucher. La petite troupe qui m’était familière a appelé les copines et je me retrouve avec une soixantaine de gourmandes. Accrochée aux branches frêles des arbres, à l’abri de l’agilité des chats, la graisse du boucher est piquetée et dégustée avec des battements d’ailes frénétiques.

Vers les sept heures du matin, chaque jour également, les pies viennent jacasser devant chez moi. Elles engloutissent la nourriture variée que je mets à leur disposition, se chamaillant à grands coups de queue. Après elles, les merles prennent la relève de leurs voix flûtées pour dénicher les grains qui ont pu être oubliés sous un rameau de ronces ou au bord du chemin.

Février 2011
Danielle CHEVALIER
Villejaleix 03420 St Fargeol

©Société Nationale pour la Défense des Animaux - Webdesign par DRIVSTER.fr