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Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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DU FOND DE LA VALLEE

Le printemps s’est installé en campagne, allongeant les journées d’une luminosité intense. Les bourgeons éclatent. L’herbe pousse drue. Et les animaux ont repris goût à la vie. De l’écureuil nerveux au rossignol qui s’enivre à pleine gorge de chants modulés. Le lézard se courbe entre les pierres disjointes des murets pour chercher le soleil. Les petits rongeurs s’aventurent hors des terriers.

BABOU
Elle est arrivée du fond de la vallée il y a près de deux ans en compagnie de MANU, son frère (copie conforme !). Immédiatement elle s’est refugiée à la maison malgré sa sauvagerie. Elle était toute petite et j’ai compris que « quelque chose clochait chez elle ». Elle tenait sa tête menton en l’air. Je lui ai beaucoup parlé pour l’apprivoiser. Et cela s’est fait assez vite.
BABOU a un léger voile bleu sur les yeux (la cataracte) qui est de naissance. Elle est mal voyante et je lui mets le museau dans les terrines. Pour les croquettes, elle connaît les emplacements. Elle passe 90% de son temps à la maison. Jamais elle ne s’aventure loin contrairement à son frère qui court partout et nulle part à la fois. Je ne le vois pratiquement jamais, MANU c’est le parfait sauvage. BABOU ne sait miauler que d’une façon plaintive. Elle est à la fois câline et méfiante. Solitaire de caractère.

POPY
Le 10 février au matin, après une forte tempête de nuit, j’ai trouvé POPY couché dans ma grange, contre une des bouillottes que je glisse entre paille et couverture en laine. Un bébé chat très maigre, apeuré, affaibli. Lui aussi vient du fond de la vallée et doit être le seul rescapé d’une famille de chats sauvages. Après un janvier particulièrement glacial, après avoir trainé sans but ses premiers jours d’existence, la petite bête comprend de suite l’intérêt de rester là pour dormir, avec de la nourriture à portée de dents. Mais sera-t-il accepté par les autres, ma presque trentaine de chats « extérieurs » qui ont délimité leur territoire – grange, aire de repos et de jeux ? C’est qu’ils ne tolèrent que ceux qu’ils veulent bien, « mes extérieurs » ! Ouf ! Tout va bien. POPY est de suite adopté et, devant tant d’innocence, deux chats se collent de part et d’autre du petit rescapé pour le réchauffer… A ce jour, POPY va bien mais s’enrhume facilement. Je veille et distribue les médicaments.
Plus de nouvelles de MILORD, chat blanc à la queue noire, et de VIRGILE, chat blanc au demi front noir, depuis la chasse de l’hiver 07/08. Ils avaient 4 ans et demi et étaient toujours ensemble : de ma grange à la ferme accueillante d’Henriette. Ils étaient doux, confiants, et faisaient partie de mes extérieurs très familiers. Je ne me berce d’aucune illusion. Des chasseurs les ont tués. Il en est certainement de même pour MELANIE, chatte de 3 ans, angora blanche et noire, que je ne revois plus depuis le dernier week-end de chasse (mi février09). Elle venait manger tous les matins et m’attendait avec impatience.

Voulez-vous m’expliquer pourquoi les hommes prennent tant de plaisir à tuer ? Les chasseurs ne s’en cachent pas : certains tirent sur les chats. C’est ignoble, inhumain. Mais tout aussi inhumain est le comportement d’une de mes voisines qui a fait fermer d’autorité mon potager-verger (elle conteste mon achat du terrain sous seing privé il y a 13 ans). Elle me prive ainsi de la possibilité de pouvoir secourir tout chat en détresse à l’intérieur du potager. C’est grave ! Je ne peux pas non plus poser mes cages pour les stérilisations annuelles, je ne peux plus accéder à mes arbres fruitiers et au potager qui permettent de me nourrir (je suis au chômage et « galère » souvent).

Voulez-vous m’aider ? Adressez-moi des lettres de sympathie réclamant l’ouverture du terrain et mon droit à en conserver la jouissance. Ces lettres iront dans mon dossier. Elles peuvent faire poids et mon avocat s’en servira pour ma défense. Votre aide m’est précieuse. Merci à vous. Merci pour les bêtes.


Danielle CHEVALIER
Villejaleix
03420 St Fargeol
(je n’ai pas internet. M’écrire à cette adresse)

Impossible d’aller secourir les bêtes !

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