Présentation parlementaire – Fin de l’expérimentation animale ?  Obstacles et perspectives

Le Dr Lizard (Lauréat du premier prix Renard-SNDA) est intervenu pour la SNDA lors du 6e évènement CAP pour présenter les limites de l’expérimentation animale dans la recherche sur les maladies neurodégénératives. Dans son travail sur la sclérose en plaques, les expériences sur animaux ont été remplacées par l’étude de cellules in vitro. 

Alors que le modèle animal a montré ses limites dans la recherche pour le traitement des maladies neuro-dégénératives, il est aujourd’hui nécessaire de développer de nouvelles méthodes. C’est le cas du projet de recherche, soutenue par la SNDA, sur la sclérose en plaques du Dr Gérard Lizard (I). Il vise, en effet, à mettre au point un modèle de co-culture conduisant à la formation d’une gaine de myéline in vitro sans utiliser d’animaux, afin de lutter contre la pathologie neurodégénérative démyélinisante que constitue, entre autres, la sclérose en plaques (II). Pour aborder la neurodégénérescence, les difficultés d’accès aux cellules humaines sont un obstacle majeur. D’une manière générale, les freins sont nombreux au développement des méthodes substitutives. Ils engagent la responsabilité des pouvoirs publics (III). 

Lire la présentation complète

Regarder la vidéo

Nos propositions pour le développement des méthodes substitutives

Le renforcement du soutien public financier à l’égard des méthodes substitutives. L’élaboration de la loi de programmation budgétaire pourrait constituer l’occasion de rééquilibrer la répartition des fonds alloués à la recherche en augmentant les subventions destinées aux méthodes substitutives à l’expérimentation animale.

L’enseignement auprès de la communauté scientifique.Il importe de faire connaître les méthodes substitutivesauprès de la communauté scientifique et, plus particulièrement, dans l’enseignement. Cette diffusion pourrait s’appuyer, à l’échelle européenne, sur des plateformes telles que la base de données sur les méthodes substitutives (Data Base for Alternatives Methods), réalisée par l’ECVAM. Il revient aux scientifiques eux-mêmes de venir témoigner de l’existence et de l’efficacité des méthodes substitutives.

La sensibilisation des pouvoirs publics et de l’opinion publique.L’acceptation et le déploiement des méthodes alternatives passent nécessairement par la communication auprès des décideurs politiques et du public dans le cadre, notamment, d’évènements, de commissions et de rapports au niveau parlementaire européen ou français. 

Fermer le menu