Interdiction à vie de détenir un animal à Reims : la SNDA était partie civile.

En 2018, la SNDA était partie civile dans une affaire de maltraitance animale. Un couple de 27 et 30 ans diffusait, sur les réseaux sociaux, les images d’actes de cruauté commis sur deux chatons.

Le Tribunal de Reims a, finalement, prononcé une interdiction à vie de détenir un animal, quatre mois de prison avec sursis avec une obligation de soins. De plus, le couple est condamné à verser 2 500€ d’amende à chacune des deux associations qui ont porté plainte, au titre des dommages et intérêts et des frais judiciaires.

La SDNA demandait l’interdiction à vie de détenir un animal. Pourtant, le procureur n’avait requis que 5 ans d’interdiction de détention ce qui nous paraissait largement insuffisant. Nous sommes très satisfaits que le Tribunal ait choisi de nous suivre.

Cette dernière décision est essentielle pour lutter contre la maltraitance animale. Il est temps de reconnaitre que tout le monde n’est pas apte à détenir et s’occuper d’animaux. Nous espérons que de telles décisions deviennent beaucoup plus fréquentes. En effet, l’interdiction de détention est une garantie de protection pour les animaux. Elle doit être définitive, dans les cas d’actes de cruauté, ou provisoire, dans le cas de négligence conjoncturelle.

Enfin, une meilleure prise en considération de la souffrance animale par la Justice est indispensable pour diminuer le nombre des cas de maltraitance. Seule, l’application des peines prévues par notre législation permettra de lutter contre la banalisation de ces violences. Même si nous constatons une progression, nous restons encore loin de l’application rigoureuse nécessaire pour voir évoluer la situation en France.

Le Parisien – Reims : un couple condamné pour actes de cruauté sur deux chatons.

Le Figaro – Reims : un couple condamné pour actes de cruauté sur deux chatons.