Impact environnemental des chiens: Démêler le vrai du faux

Impact environnemental des chiens, vrai ou faux ?

L’impact environnemental de nos compagnons à quatre pattes est de plus en plus discuté, avec beaucoup d’affirmations, parfois même, contradictoires. François Gemenne, chercheur spécialiste du climat, qualifie les gros chiens de “catastrophe pour le climat”. Ces déclarations soulèvent des interrogations légitimes du publique sur le véritable impact écologique de nos amis canins.

Le principal point de préoccupation réside dans le régime alimentaire des chiens, en particulier dans la production de protéines qui demande des ressources énergétiques et naturelles considérables. Cependant, des erreurs auraient été commises dans l’estimation de l’empreinte carbone des chiens. Des chiffres alarmants avancés par des scientifiques australiens ont été basés sur l’idée erronée que les protéines animales consommées par les chiens étaient identiques aux nôtres.

Contrairement à certaines croyances, aucune déforestation n’est effectuée spécifiquement pour nourrir les chiens. La filière industrielle de l’alimentation pour animaux de compagnie utilise des sous-produits et des carcasses provenant des animaux d’élevage destinés à la consommation humaine. Ainsi, les chiffres sur l’empreinte carbone canine sont en réalité exagérés.

Tous les aliments pour chien ne sont pas égaux en termes d’impact environnemental. Pour un chien de 15 kilos nourri aux croquettes, l’estimation de l’empreinte carbone est d’environ 142 kilos de CO2 par an. Ce chiffre monte à 481 kilos de CO2 par an pour un chien alimenté avec de la pâtée en boîte et atteint 2,4 tonnes pour un chien bénéficiant de petits plats maison avec du bœuf spécialement acheté chez le boucher.

La source de protéines joue également un rôle crucial. Les aliments à base de volaille sont considérés comme plus écologiques que ceux à base de bœuf ou d’agneau. 

Les croquettes aux insectes sont présentées comme une alternative écologique en plein essor. Cependant, la création d’élevages d’insectes soulève des préoccupations environnementales, car ils nécessitent des ressources pour leur alimentation et leur chauffage. Actuellement, l’utilisation des sous-produits d’animaux d’élevage destinés à la consommation humaine est considérée comme une méthode plus durable et vertueuse. Les régimes végétariens peuvent également être envisagés, mais ils doivent être élaborés en collaboration avec un vétérinaire pour garantir une alimentation équilibrée. Mais il est important de préciser que ce régime ne peut pas convenir à toutes les espèces.

En conclusion, bien que les chiens aient un impact écologique, il est moindre que la majorité des chiffres que l’on trouve sur internet . La sensibilisation et la recherche continue sont essentielles pour comprendre et atténuer l’impact environnemental de nos animaux. En fin de compte, une approche équilibrée et des choix conscients peuvent contribuer à minimiser leur empreinte carbone, sans compromettre leur rôle précieux dans nos vies.


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