En Seine-Maritime : un procès attendu en septembre, la SNDA se porte partie civile

Un homme de 23 ans sera jugé le 26 septembre prochain au tribunal correctionnel du Havre pour une série d’actes de cruauté d’une rare violence perpétrés sur plusieurs chevaux et poneys dans différentes communes rurales de Seine-Maritime. L’affaire, révélée début août par les autorités judiciaires, a provoqué une onde de choc dans le milieu équestre et au sein des associations de protection animale.

Des actes d’une extrême brutalité

Entre mai et août 2025, au moins neuf chevaux et poneys ont été victimes de sévices graves dans les communes d’Angerville-l’Orcher, Notre-Dame-du-Bec, Saint-Vaast-Dieppedalle, Fauville-en-Caux et Saint-Martin-du-Manoir.

Les actes reprochés comprennent :

  • Lacérations profondes au visage et au corps,
  • Fractures du crâne et de la mâchoire,
  • Utilisation d’objets tranchants tels que cutters et couteaux,
  • Énucléations (œils crevés),
  • Et dans plusieurs cas, des blessures ayant entraîné la mort des animaux.

Un des cas les plus choquants concerne un cheval retrouvé agonisant avec de multiples plaies profondes, deux yeux crevés et des fractures faciales, dans une scène qualifiée par les enquêteurs d’inhumaine.

Une mobilisation judiciaire et associative

L’auteur présumé des faits a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès. Les investigations sont toujours en cours : expertise psychiatrique, analyses ADN, tests toxicologiques et examens vétérinaires post-mortem sont attendus dans les prochaines semaines.
Dans ce contexte, la Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA) se portera partie civile lors du procès prévu en septembre. L’association, qui lutte depuis plus d’un siècle contre la maltraitance animale, souhaite que justice soit rendue à toutes les victimes, humaines comme animales, et que des peines exemplaires soient prononcées.

Une affaire qui interpelle

Cette série de violences animales soulève de nombreuses interrogations : comment un tel enchaînement a-t-il pu se produire pendant plusieurs mois sans identification immédiate de l’auteur ? Quels moyens sont réellement mis en œuvre pour prévenir ce type d’actes ? Et surtout, quelles seront les suites judiciaires données à un dossier aussi sensible ?
La communauté équestre, les victimes et les associations attendent désormais le verdict du tribunal avec gravité et espoir, le 26 septembre prochain, au tribunal correctionnel du Havre.