La SNDA se félicite de la décision récente de justice ayant stoppé un projet d’enclos de chasse en Sologne. Cette décision marque une étape importante dans la protection de la faune sauvage et la lutte contre des pratiques qui enferment les animaux dans des espaces clos destinés à la chasse.
Un projet d’enclos hermétique stoppé par la justice
Dans le Loir-et-Cher, près de Salbris, un propriétaire souhaitait entourer près de 29 hectares de terrain par une clôture de plus de deux mètres de haut, enterrée sur cinquante centimètres, afin d’empêcher tout passage d’animaux. L’objectif était de créer un territoire totalement fermé, typique des enclos cynégétiques, où la faune ne peut ni circuler librement ni s’échapper.
La commune s’est opposée à ce projet, invoquant notamment la fragmentation des habitats naturels et les conséquences sur les déplacements du grand gibier. Saisie du dossier, la justice administrative a confirmé ce refus, empêchant définitivement la création de cet enclos supplémentaire.
Des enclos contraires au respect de la vie animale
Les enclos de chasse, zones entièrement grillagées destinées à maintenir les animaux captifs, sont largement critiqués pour leurs impacts sur la biodiversité et le bien-être animal. Ils empêchent la libre circulation de la faune, fragmentent les habitats naturels et peuvent provoquer des concentrations artificielles d’animaux.
Dans ces espaces clos, les animaux perdent toute possibilité de fuite. Cette situation soulève des questions éthiques majeures : les animaux ne sont plus réellement sauvages et sont exposés à une chasse facilitée, souvent dénoncée comme incompatible avec les principes de respect du vivant.
Une décision qui va dans le sens de la protection de la biodiversité
Depuis plusieurs années, la multiplication des grillages en Sologne fait débat. Des kilomètres de clôtures ont progressivement transformé certains territoires en zones hermétiques, limitant la circulation naturelle des espèces. Pour répondre à ces préoccupations, la réglementation a évolué afin de restaurer la libre circulation de la faune sauvage.
La décision de justice s’inscrit donc dans une tendance plus large visant à préserver les équilibres écologiques et à empêcher la transformation des forêts en espaces privatisés et clos.
Pour la SNDA, cette décision constitue une victoire symbolique. Elle rappelle que la nature ne peut être fragmentée au profit de pratiques qui réduisent les animaux à de simples cibles. La faune sauvage doit pouvoir vivre librement, se déplacer, se reproduire et fuir les dangers, comme l’exige le respect fondamental du vivant.
Protéger la liberté du vivant
Cette décision judiciaire en Sologne montre qu’il est possible de faire primer l’intérêt général et la protection des animaux sur les intérêts privés. La SNDA continuera à se mobiliser pour que la faune sauvage ne soit plus enfermée et pour que la nature demeure un espace de liberté.
Parce que défendre les animaux, c’est aussi défendre leur droit fondamental à vivre libres.
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