La Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA), partie civile dans une affaire de sévices sexuels commis sur plusieurs chèvres dans une exploitation agricole des Bouches-du-Rhône, se félicite de la décision rendue le 22 juin 2026 par le Tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence.

Le prévenu a été reconnu coupable de sévices sexuels sur animaux et condamné à 30 mois d’emprisonnement ferme avec maintien en détention. Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive du territoire français, une interdiction définitive de détenir des animaux, une interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec les animaux ainsi que son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Cette décision intervient à l’issue d’une procédure particulièrement marquante. Les faits, d’une grande gravité, concernaient plusieurs chèvres victimes d’atteintes sexuelles répétées. L’une d’entre elles est décédée des suites des sévices, circonstance retenue par le tribunal lors de la requalification des faits.

Aux côtés de plusieurs associations de protection animale, la SNDA s’est constituée partie civile afin de faire reconnaître la gravité des actes commis et de défendre les intérêts des animaux victimes.

Représentée à l’audience par son avocat, l’association a rappelé l’évolution du droit français en matière de zoophilie et d’atteintes sexuelles sur les animaux. Elle a notamment souligné que la réforme de 2021 a permis d’élargir la qualification pénale aux atteintes sexuelles sur les animaux, même en l’absence de preuve d’une pénétration, renforçant ainsi leur protection juridique.

La SNDA a également demandé au tribunal de tenir compte de la durée des faits, du nombre d’animaux concernés ainsi que des souffrances infligées aux chèvres. Elle a soutenu la nécessité de prononcer des interdictions définitives de détention et d’exercice d’activités en lien avec les animaux afin de prévenir toute récidive.

Sur le plan civil, la gérante de l’exploitation agricole a obtenu réparation de son préjudice moral ainsi que le remboursement des frais engagés pour la mise en place d’un dispositif de surveillance ayant permis d’établir les faits.

La SNDA, comme plusieurs autres associations de protection animale constituées parties civiles, s’est vu accorder un euro symbolique de dommages-intérêts ainsi qu’une indemnisation au titre des frais de justice engagés dans cette procédure.

Cette décision rappelle l’importance du rôle joué par les associations dans la défense des animaux devant les juridictions. Leur action permet de faire entendre la voix des victimes et de contribuer à la reconnaissance de la gravité des infractions commises à leur encontre.

Pour la SNDA, cette condamnation constitue un signal fort envoyé à l’ensemble de la société. Les atteintes sexuelles commises sur les animaux sont des infractions graves qui doivent être poursuivies avec la plus grande fermeté.

La SNDA continuera à se mobiliser pour faire progresser la protection animale, accompagner les procédures judiciaires et veiller à ce que les auteurs de tels actes répondent de leurs actes devant la justice.

La SNDA salue enfin le courage de l’exploitante agricole, le travail des enquêteurs, des vétérinaires ainsi que celui des magistrats qui ont permis l’établissement de la vérité et la condamnation de l’auteur des faits.

 

 

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