Une urgence éthique et sanitaire
La Chine est au cœur des débats relatifs à la torture animale. Deux pétitions récentes « Stop à la torture animale Chine » (MesOpinions) et « Stop animal torturing groups in China » (Change.org) invitent la communauté internationale à agir. Ces appels s’inscrivent dans un contexte où atrocités, pratiques culturelles controversées et insuffisance législative se conjuguent pour maintenir des souffrances infligées aux animaux.
Mais au-delà du commerce de viande de chien et de chat, une nouvelle enquête publiée par Libération révèle une horreur supplémentaire : l’existence de véritables réseaux internationaux de vidéos de torture animale, majoritairement diffusées depuis la Chine.
Ce que révèlent les faits
Le Commerce de viande de chien et de chat concernent plus de 14 millions d’animaux tués chaque année en Chine pour la consommation. (parfois même pour la fourrure).
Les Conditions de transport et d’abattage dépeignent des animaux volés, entassés, transportés sur de longues distances, souvent mutilés ou mourant d’épuisement. A cela s’ajoute les Festivals controversés comme celui de Yulin. Ce festival devenu tristement célèbre pour sa consommation de viande de chien et les tortures infligées aux animaux. Enfin, le pays compte une absence de loi nationale contre la cruauté animale, malgré quelques règlements locaux.
À cela s’ajoute désormais un business macabre de vidéos de torture animalière :
Selon l’enquête de Libération, des réseaux organisés (notamment sur Telegram) permettent à des clients de payer pour commander la torture d’animaux. Les vidéos concernent principalement des chats et chatons, mais aussi des chiots, des singes ou des rongeurs. Les tortionnaires diffusent ces actes en direct ou en différé, et les clients peuvent choisir les sévices infligés (fractures, électrocutions, étranglements, brûlures, etc.), voire déterminer la durée et la mise en scène de l’agonie qui peut aller jusqu’à plusieurs jours.
Les progrès et initiatives positives
Face à cette horreur, le collectif international Feline Guardians Without Borders a été créé en 2023 pour infiltrer ces réseaux, identifier les tortionnaires et publier des preuves. Leur branche française, Les Gardiens des Félins, mène aujourd’hui des actions en justice et organise des rassemblements contre ces actes barbares. Certaines villes comme Shenzhen ou Zhuhai ont interdit la consommation de viande de chien et de chat, même si cela reste marginal dans le pays. On peut compter aussi de nombreuses ONG qui se saisissent de ces informations comme Animals Asia et Humane Society International qui poursuivent leur travail de terrain pour sauver, réhabiliter les animaux et sensibiliser le grand public.
Les obstacles
En Chine, aucune loi n’interdit ce type de contenus en ligne ce qui facilite la prospérité de ces réseaux. Ils participent à la création d’un marché clandestin où via les réseaux sociaux et certaines plateformes qui servent de relais, comme YouTube par exemple, il est possible de payer pour faire souffrir un animal. Comme le rappelle l’avocate Marie Voutsas, la coopération judiciaire internationale reste compliquée pour poursuivre les auteurs à l’étranger. Même si de nombreuses vidéos ont été produites en Chine, enquêtes ont montré que certains contenus sont aussi tournés dans d’autres pays, ce qui complexifie encore la lutte.
Conclusion
Le combat contre la torture animale en Chine, qu’il s’agisse de consommation de viande ou de vidéos de cruauté en ligne, met en lumière une réalité glaçante : l’absence de législation forte favorise une industrie de la souffrance. Mais l’indignation mondiale, les enquêtes journalistiques comme celle de Libération, et la montée en puissance d’ONG et de collectifs militants montrent que la résistance s’organise.
Les pétitions, manifestations et campagnes de sensibilisation sont des leviers essentiels pour accélérer la prise de conscience et pousser à un changement concret. L’objectif est clair : mettre fin à ces pratiques, contraindre les autorités à agir, et rendre justice à des millions d’animaux victimes d’une cruauté insoutenable.


