La Norvège a annoncé une avancée majeure en matière de bien-être animal : la fin progressive de l’utilisation des poulets à croissance rapide d’ici la fin de l’année 2027. Cette décision, portée par les principaux acteurs de la filière avicole norvégienne, marque un tournant important pour des millions d’animaux.
Des pratiques à l’origine de graves souffrances
Les poulets dits « à croissance rapide » sont issus d’une sélection génétique intensive visant à maximiser la production de viande en un temps très court. Cette croissance accélérée entraîne de lourdes conséquences pour les animaux : troubles locomoteurs, douleurs chroniques, difficultés respiratoires, défaillances cardiaques et une mortalité élevée.
Depuis plusieurs années, les associations de protection animale alertent sur ces pratiques incompatibles avec le respect du bien-être animal
A titre d’exemple, le poids d’un poulet de 56 jours a été multiplié par 4 entre les années 50 et 2014. (Les animaux sont le plus souvent abattus bien avant 56 jours.)
Un engagement inédit de l’industrie
Contrairement à d’autres pays, la transition engagée en Norvège repose sur un engagement volontaire du secteur avicole, incluant les principaux producteurs et distributeurs. L’objectif affiché est clair : remplacer progressivement les races à croissance rapide par des races à croissance plus lente, offrant de meilleures conditions de vie aux animaux.
Si cette décision n’est pas encore inscrite dans la loi, elle constitue néanmoins une avancée concrète et mesurable, qui devrait améliorer la vie de millions de poulets chaque année. La Norvège devient ainsi l’un des pays les plus avancés sur cette question en Europe.
Un signal fort pour les autres pays
Cet engagement envoie un message clair aux autres États et aux acteurs de l’agro-industrie : des alternatives existent. Il est de plus en plus difficile de justifier l’utilisation d’animaux dont les corps ont été modifiés pour produire un maximum en peu de temps, avec toute la souffrance que de tels procédés engendre pour les animaux.
La SNDA salue cette initiative et appelle à ce que des mesures similaires soient mises en place en France et au niveau européen pour limiter la souffrance des animaux.
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